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Je n'avais pas cessé de tourner les pages,
mais j'avais cessé de pianoter sur le clavier pour les commentaires,
je crois qu'il est temps de s'y remettre...
A bientôt..
Chers lecteurs, cliqueurs...?
Que le compteur de clics tourne me réjouit, en revanche que les commentaires restent si rares me désespère ou tout du moins me fait me demander s'il est bien utile de continuer,
alors un petit signe d'encouragement.. de partage... serait le bienvenu, juste histoire de vérifier que les cliqueurs sont bien des lecteurs et que le compteur ne tourne pas dans le vide...
Après avoir tant aimé trois mètres au dessus du ciel, je ne pouvais que me précipiter sur ho voglia di te, j'ai envie de toi en français, la traduction du titre étant encore une fois particulièrement originale !!
La version française de ce deuxième roman de Federico MOCCIA, et suite du premier, est parue aux éditions du Livre de Poche,
Et comme souvent, le deuxième est bien en dessous du premier.
Certes le premier opus comportait quelques clichés mais je l'avais trouvé juste dans sa façon de décrire les pensées et les comportements des deux personnages et l'évolution de leurs sentiments.
Et là, rien, le crash, le flop, l'abîme.
Step revient des Etats-Unis où il a passé deux ans à étudier le graphisme. Dans l'avion, il rencontre une hôtesse de l'air avec qui il couche une fois rentré à Rome, puis Step rencontre Gin et trouve un travail grâce aux relations de son papa, Step travaille, Step se bat, Step fait l'amour, couche, baise avec Gin, Step va au restaurant avec Gin, Step part en vacances avec Gin et parfois au détour d'une page, on croise les autres personnages importants du tome 1 c'est à dire la famille GERVASI et notamment les deux filles Babi et Daniela. Moccia s'est à mon sens beaucoup trop intéressé à Step, son personnage masculin, sans parvenir à lui donner la profondeur nécessaire à nourrir un roman.
Cette suite m'a donnée l'impression d'un bouquin purement commercial, surfant sur le succès du premier, mais vide de toute histoire, de tout sentiment sauf sur une ou deux pages à la toute fin.
L'écriture est lourde, plein de répétitions et extrêment descriptive donnant plus l'impression d'un scénario que d'un roman et puis les clichés machistes font foison.
En conclusion, une vraie et grosse déception mais peut être que comme en amour, le deuxième épisode ne peut jamais être aussi beau que le premier parce que ni l'auteur, ni les personnages ne sont plus les mêmes...
Et oui, la recette est toujours la même mais ça marche toujours,
Pour cette fois, Douglas KENNEDY nous conte les désarrois de Ned Allen chez Pocket.
Ned est un jeune commercial, il ne vend pas des produits mais des espaces publicitaires, Ned est marié, comme souvent chez Douglas Kennedy et à une épouse fidèle et aimante comme souvent chez Douglas Kennedy (bis).
Mais Ned a une grosse envie de revanche sociale et donc un poil trop d'ambition ce qui va le conduire à renier ses principes moraux pour obtenir une meilleure place au soleil, dont il a par ailleurs bien besoin puisque comme beaucoup d'américains, Ned vit au dessus de ses moyens,
Comme souvent chez D.K (ter), la violation des principes moraux entraîne la chute du héros (et le départ de sa femme) qui cependant parvient toujours à s'en sortir car au fond, le héros de D.K est toujours quelqu'un de bien.
Toujours le même schéma donc, mais on s'y laisse prendre et on a très envie de connaître la suite et surtout de savoir comment Ned va remonter la barre,et puis ce roman qui date de 1998 pour la version originale dépeint aussi très bien le culte de la performance, du toujours plus pour pas grand chose finalement...
Et oui, après l'accro du shopping, puis l'accro du shopping se marie, voici l'accro du shopping attend un bébé, de Sophie KINSELLA, chez Pocket.
L'accro du shopping c'est Rebecca BRANDON, Becky pour le lecteur. Comme les titres l'indiquent, Beccky a une légère tendance à trop utiliser sa carte bleue pour s'acheter....des vêtements, des accessoires, des sacs, des chaussures bref, que des trucs essentiels.
Heureusement, Becky a toujours des idées originales pour combler ses découverts et en plus, Becky s'est trouvé un mari riche, bon ça, c'était les deux premiers bouquins.
Aujourd'hui, Becky est enceinte et forcément, elle fait plein d'achats pour le bébé, et puis, elle a aussi envie d'avoir la gynéco des stars....Venetia, très bien choisie le prénom, car il s'avère, que Venetia est l'ex de Luke, le mari de Becky, et Venetia est tout ce que Becky n'est pas: Magnifique, Bien foutue, très intelligente et parlant le latin couramment au point d'envoyer des textos dans cette langue....
Alors qu'adviendra-t-il de Becky, aura-t-elle une fille ou un garçon, continuera-t-elle à filer le parfait amour avec Luke ou devra-t-elle affronter les affres de la vie de mère célibataire, vous le saurez en le lisant,
C'est sans prétention, plein d'humour, drôle et pétillant bref rafraîchissant....Perso, j'attends avec impatience que le/la petit(e) entre à la maternelle...
Oui, ça résume bien le livre lu dont le titre original est Tre metri sopra il cielo, un livre italien donc, que j'ai lu en espagnol, comprenne qui pourra, et qui dans cette langue s'appelle Tres metros sobre el cielo dans la collection Debols!llo, il est également paru en français, je ne sais pas dans quelle maison d'édition mais avec le titre copié collé de l'original:trois mètres au dessus du ciel,
L'histoire est éternelle, une jeune fille 16-17 ans bien sous tous rapports, et un mauvais garçon du même âge, se rencontrent, s'attirent, s'énervent, s'exaspèrent, s'aiment ? et puis les frères et soeurs, les amis évidemment, les parents aussi.
Le souci avec ce livre est qu'il est dur d'en parler sans le raconter et si l'histoire n'est pas très originale, les sentiments sont eux très bien décrits et nous raménent forcément vers nos 16-17 ans ou plus pour les moins précoces. Les réactions des parents sont également bien amenées.
C'est avant tout un livre générationnel et une belle description des premières histoires d'amour et de ce qu'elles deviennent.
Je dois l'avouer même si j'ai parfois trouvé que le livre frisait la niaiserie et les lieux communs, finalement c'est un petit coup de coeur même si une autre fin m'aurait plu mais la vie est la vie et les premiers amours sont les premiers car il y a en des suivants...
Sinon Roma, la vespa et les mots d'amour écrits sur les murs de la ville, typiquement italien quoi, quoique...
Pourquoi chercher un titre à un billet quand un livre en a un aussi beau et mystérieux, un livre d'ici et venu d'ailleurs à la fois.
Il s'agit du livre d'Atiq Rahimi, Syngué Sabour, Pierre de patience, chez P.O.L et accessoirement prix Goncourt.
L'auteur est d'origine afghane, il a écrit trois premiers romans en Afghan et ce livre en français qui a donc été récompensé.
C'est l'histoire d'une femme et à travers elle d'un pays, de la guerre et du couple. L'écriture est très épurée, un verbe, un sujet, quelques compléments.
une écriture très descriptive aussi, des bruits, des odeurs, des mouvements, la position des corps, des meubles. Cela donne l'impression de lire un scénario, une pièce de théâtre, il faut dire que ce livre est quasiment un huis clos.
Une femme dans sa maison, dans une zone de combat, veille son mari inconscient parce que touché par une balle et qui ne veut ni se réveiller, ni mourir, alors sa femme lui parle.
Lui raconte ce qu'elle a vécu, ce qu'elle a souffert du fait de leur relation, pour le faire réagir, ou parce qu'elle en a besoin.
A travers son récit, on découvre l'histoire d'un mariage, d'une famille, d'une femme qui subit, qui balance entre la raison et la folie, entre l'amour et la haine pour cet homme allongé là.
C'est un livre poétique, inattendu et dur, la fin surtout mais c'est surtout un beau livre. Récompense méritée.
Point.... final ? Non, point sur tous les livres lus mais non commentés...
Oui, c'est mal, c'est surtout contreproductif car le livre qui n'est pas commenté rapidement et à mon sens moi bien commenté, mais tanpis, je m'y mets et je rattrape le retard,
Bravo aux visiteurs fidèles dont j'attends toujours quelques commentaires...signes ?
Non je n'ai pas l'intention de vous parler du Tsar Nicolas II de Russie, ni même d'un éventuel deuxième mandat de Nicolas Sarkozy...Mais de la deuxième chronique du règne de Nicolas 1er toujours par Patrick Rambaud et toujours chez Grasset.
L'idée est toujours le même, raconter le mandat, de Nicolas à la façon de la chronique d'un règne.
Le ton n'a pas changé même s'il m'a semblé déceler plus d'attaques personnelles, physiques que dans le premier tome.
Le tome II s'ouvre sur la visite hautement contestée et commentée de KADHAFI, et sur l'arrivée de Carla, à la fin de l'année 2008 donc.
Le livre revient ensuite sur les couacs de la période avec des reconstitutions de dialogue assez savoureuses, surtout quand Rambaud fait parler Sarkozy et des passages consacrés à l'entourage du Président.
Encore une jolie façon de revenir sur les événements politiques de la période même si le premier tome m'avait plus emportée mais sans doute parce que l'effet surprise avec le deux est forcément moins présent qu'avec le un.
Un peu comme avec les films où la suite est souvent moins réussie que le premier épisode.
Un homme, une femme, l'amour, la guerre et des retrouvailles....le nouveau blockbuster américain ?
Non, le voyage dans le passé de Stefan Zweig, Die Reise in die Vergangenheit en vo, chez Grasset.
Un amour partagé mais platonique entre Louis, jeune secrétaire plein d'ambition d'un homme riche et la femme de celui-ci, plus âgée mais néanmoins très attirée.
Mais voilà le jeune Louis est envoyé au Mexique et alors qu'il compte les jours pour rentrer auprès de sa dulcinée, la première guerre mondiale éclate, mettant fin à tout espoir de retrouvailles rapides.
Louis se marie, fait des enfants et neuf ans plus tard rentre en Allemagne pour un court voyage, et la retrouve.
Elle qui a vieilli, vécu une guerre et perdu un mari, mais qu'il aime encore et qui l'aime encore.
La suite... est à lire,
L'écriture est un peu trop pleine à mon goût, avec de nombreuses périphrases, répétition etc... même si cette impression est sans doute accentuée par la traduction de l'allemand au français (et non, je ne l'ai pas lu en VO),
La question posée est en revanche intéressante, et universelle, l'amour peut-il durer toujours ?, une histoire survit- elle à l'absence et aux événements vécus par chacun des membres du couple, et peut-on espérer se retrouver comme si l'on ne s'était jamais quitté ? Vous aurez la réponse de Zweig si vous lisez ce livre,
L'écriture de Zweig vous plongera également dans une autre époque où le temps était tellement plus lent mais où les voyages en train pouvaient servir comme aujourd'hui à faire le point sur sa vie en tout ou en partie.
Je ne suis pas vraiment concernée puisque les règles déontologiques de ma profession me garantissent un bureau perso mais puisque l'open space m'a tuer (faute incluse dans le titre façon "Omar m'a tuer") parle surtout des nouvelles méthodes de management...Je l'ai lu.
Le livre, paru aux éditions Hachette littérature, a été écrit par Alexandre Des Isnards et Thomas Zuber, deux jeunes cadres nous dit la quatrième de couv, mais qui ne sont ni écrivains, ni journalistes.
Le livre aborde chapitre après chapitre ce qui est devenu le quotidien de beaucoup de salariés, de ceux qui travaillent dans de grosses entreprises en tous cas et notamment dans certains secteurs: pub, consulting, marketing, juridique, gestion...
L'open space évidemment, mais aussi les ô combien fameuses timesheet ou comment faire en sorte que la moindre de votre minute soit facturée et surtout contrôlée, le blackberry ou comment travailler même le soir, même le week-end, même en vacances, même les soirs de week-end en vacances, les stagiaires qui constituent l'essentiel du personnel de certains services, les gens toujours "charrettes" ou "coulés", les refus de promotion et les volontaires au plan de départ...
Les constats sont réels, je le sais, j'ai pu observer moi-même certains de ces travers il y a quelques mois, et intéressants à pointer. Je trouve cependant que le livre reste trop dans le constat superficiel sans entrer dans l'analyse, pourquoi en arrive-t-on à de telles méthodes ? d'où viennent-elles ? Et ne sont-elles pas de plus en plus remises en cause par ces salariés qui partent vers de plus petites structures ou qui changent totalement de voies ? Point de réponse dans ce livre,
Les auteurs ont également une fâcheuse tendance à transformer les noms de société avec des jeux de mots plus ou moins heureux (facebook devient fesse book par exemple), ce qui est énervant à la longue, tout comme la reconstitution de conversation et de situation donnée qui n'est pas très naturelle mais qui est certes le seul moyen de nous plonger dans le quotidien.
Le livre est effectivement basé sur des anecdotes recueillies dans l'entourage des auteurs, ce qui est vrai aussi, puisque je lisais récemment dans un article qu'un chef croqué dans le livre s'était reconnu et qu'il avait tenté, avec succès, de savoir lequel de ces salariés l'avait balancé...La boucle est bouclée.
Si vous travaillez dans ce genre de boîtes vous vous ou vous les reconnaîtrez, pour les autres, vous allez découvrir ce à quoi vous avez échappé...
Un jeune auteur italien cité dans Elle....Pourquoi pas me suis je dit,
L'histoire: un jeune franco italien et parisien se fait plaquer par sa copine dont il n'était plus très sûr d'être amoureux, du coup pour vérifier, se consoler, se venger ?, il devient un accro des sites de rencontres par internet, y passe ses jours et ses nuits, se crée plusieurs peudo et couche avec toutes les filles qui ne disent pas non, on le suit donc dans ses aventures ou/et ses coups d'un soir.
A part ça, pas grand chose, si ce n'est un petit air supérieur et une once de jugement de tous les gens qu'il croise mais aussi un regard relativement lucide sur lui-même,
Bon j'ai trouvé ça vide, le comportement du personnage, le livre aussi mais c'était sans doute l'effet recherché,
c'est un premier roman....de Giulio Minghini et ça s'appelle Fake chez Allia, pas sûr que je lise le deuxième...
Suite à une conversation avec B, C, and D, je me suis dit qu'il était temps que je lise du Houellebecq.
J'ai commencé avec les particules élémentaires chez j'ai lu. Que dire, que dire, si ce n'est que ce livre transmet une impression étrange.
Il s'agit de l'histoire de deux demi-frères, une vie sans grand intérêt, l'un, prof, ne court qu'après la satisfaction sexuelle et l'autre, chercheur, ne s'intéresse qu'à la science.
D'ailleurs de nombreux passages sont consacrés à ses recherches, avec un langage très scientifique, ce qui à mon sens, rejaillit sur l'ensemble du livre et donne une impression de véracité aux propos, on a un peu l'impression que la vie de Michel et Bruno nous est décrite comme s'il s'agissait de rats de laboratoire.
Et les nombreuses scènes de sexe sont également décrites de façon très scientifique, des faits, rien que des faits et pas de sentiment, peut-être parce que tout simplement il n'y a aucun sentiment.
C'est qui est intriguant dans ce livre, c'est que les deux personnages ne font rien de mal, rien de pénalement répréhensible, même si Bruno est légèrement attiré par les adolescentes, et pourtant j'ai ressenti une impression de malaise en permanence.
Malaise par rapport à l'incapacité de ces deux personnages à communiquer avec l'Autre, comme si aucune réelle interaction n'était possible, malaise surtout par rapport à la vacuité de leurs vies, de nos vies peut-être..? Parce que finalement, même si nous ne sommes pas des obsédés sexuels, même si nous ne sommes pas des chercheurs incapables d'exprimer, (de ressentir ? )des émotions, notre vie en a t-elle pour autant un sens ? est ce que nous sommes pas tous des Bruno et Michel en puissance..? est que Michel et Bruno ne sont pas finalement des hommes ordinaires ?
Bref, plus glauque qu'Ammaniti, moins glauque que Bukowski mais du coup, on s'identifie, on réfléchit...
Autrement dit, ça n'est pas très agréable à lire mais c'est néanmoins intéressant, je retenterai je pense mais en attendant, j'arrête avec ma triptique "Michel" (Mikaël Blomkvist, oui, je me suis rendue compte récemment que Mikaël = Michel, Michel Drucker, et Michel de Houellebecq pour ceux qui ne suivraient pas..)
Noël, c'est le moment de rentrer chez soi et de lire des livres qu'on aurait pas forcément lu si on avait pas été là, en vacances, chez ses parents.
Alors oui, j'ai lu le dernier opus de Michel Drucker, Mais qu'est ce que l'on va faire de toi ?, aux éditions Robert Laffont.
Quand je dis opus de Michel Drucker, j'exagère un peu car ce n'est pas vraiment lui qui l'a écrit ce livre, il l'a écrit en collaboration avec un journaliste, d'ailleurs c'est lui qui le dit, et puis, ne vous y trompez pas, il ne s'agit pas là d'une biographie, pensez donc, il est trop jeune pour ça, mais d'un livre de souvenirs.
Bon je l'ai lu parce que ce livre parle un peu de ma région et puis qu'il s'agit aussi d'une histoire de famille et de fratrie. Des parents immigrés, un père médecin très exigeant vis à vis de ses trois fils, et des fils justement plutôt brillants sauf le petit Michel, le cadet de la famille, celui qui n'est ni le premier, ni le petit dernier, le deuxième quoi.
Si je faisais de la psychologie de comptoir, je dirais - et il le dit lui même- que Michel a fait de la télévision pour avoir la reconnaissance de son père qu'il n'a pas obtenu par ses résultats scolaires médiocres, c'est une explication facile mais j'aime la psychologie de comptoir.
Et puis en dehors de l'histoire familiale, on parcourt aussi avec ce livre une histoire de la télévision française et on s'aperçoit qu'elle a bien changé cette télé, passant de l'artisanat le plus pur à l'industrie la plus dure.
On a droit aussi à quelques croustillantes anecdotes sur les Chirac, Berlusconi et compagnie, ce qui ne gâche rien,
Bref, ça se laisse lire et ça peut aussi faire un peu réfléchir.
Et oui, je l'ai enfin fini, voilà même quelques semaines déjà,
Le troisième n'est pas aussi palpitant que les deux autres puisqu'il s'agit davantage de l'épilogue du second que d'un nouveau tome. Autrement dit aucun intérêt à le lire si vous n'avez pas lu le tome 2.
On retrouve les héros de la série, Mikaël, Lisbeth, Erika et les
autres. il ne se passe pas grand chose dans le premier tiers voire la
première moitié du livre puis les choses s'accélèrent et le dénouement
tant attendu mais malheureusement sans surprise nous est enfin révélé.
Les personnages restent égaux à eux-mêmes, Mikaël est toujours
fringant, sûr de lui et en plus, il a de la chance, toutes les femmes
qu'il approche tombent amoureuses de lui, bref, c'est un peu le James
Bond suédois mais en journaliste.
Et comme c'est un brillant journaliste, il comprend tout très vite,
tombe sur les bonnes personnes, est très observateur et en plus quelle
chance, il arrive à identifier les agents secrets suédois, il faut dire
qu'ils planquent dans des voitures immatriculées à leurs propres noms
!! Bref tout ça manque un peu de vraisemblance mais après tout les
James Bond ne sont pas très vraisemblables.
Autrement dit, après trois tomes, je ne suis toujours pas fan de Mikaël
mais je me dis que finalement que ce soit dans le premier, dans le
deuxième ou dans le troisième tome, les vraies héroïnes sont les femmes
de la trilogie, Ariette Vanger d'abord, Lisbeth biensûr mais aussi
Erika, d'ailleurs, c'est elle la directrice du journal, c'est elle qui
tient la barre du journal quand il faut assumer les maladresses du
journaliste vedette et puis Annika, soeur de Mikaël et avocate de
Lisbeth, qui nous offre les meilleurs moments enfin mes meilleurs
moments de cet épisode.
D'ailleurs toutes les intrigues du livre tournent autour de la maltraitance à l'égard des femmes,
Alors oubliez Mikaël, et concentrez vous sur les femmes de l'histoire.
Puisqu'il y a quelques semaines on soupçonnait DSK d'avoir favorisé ou défavorisé une collaboratrice avec qui il avait eu une liaison, je me suis plongée dans sexus politicus histoire d'en savoir plus...
Sexus politicus est un ....un quoi au fait ? Ca n'est pas un roman puisque les faits relatés sont vrais, ça n'est pas une étude car cela manque de réflexions alors faisons comme l'éditer: j'ai lu et disons que ce livre écrit par Christophe Deloire et Christophe Dubois est un document.
L'idée est d'examiner le rapport des hommes politiques français au sexe ou à la séduction pour être soft. En fait d'étude, il s'agit plus d'un enchaîné d'histoire plus ou moins récente, allant de la Pompadour en passant par la mort d'Edgar Faure pour arriver à Cécilia et Carla. Point d'analyse à mon sens, même si les auteurs ont classé les histoires en chapitres et même en parties.
Pas de grand déballage non plus puisque les histoires relatées sont plus ou moins connues et que les noms sont peu cités ou alors en mode codé que seuls pourront décodés les initiés, c'est à dire ceux qui sont plongés dans les livres d'histoire contemporaine ou biensûr les journalistes.
Car s'il y aurait beaucoup à dire sur le rapport des hommes politiques ou de certains d'entre eux, la majorité d'après le livre, au sexe, sur leur insatiable besoin de séduire et de mettre des femmes dans leur lit, il y aurait également beaucoup à dire sur le "off" des journalistes et sur le filtrage de l'information.
Je ne suis pas d'avis que savoir que DSK ait couché avec sa collaboratrice soit capital pour la vie politique et à mon sens, la vie privée doit le rester, il n'empêche, on a parfois l'impression avec ce livre que certains hommes politiques sont plus occupés à chasser qu'à réfléchir aux problèmes de la société.
Et les femmes dans tout ça, les journalistes ne leur consacrent que peu de place, elles sont soient objets sexuels, soit journalistes utilisant leurs charmes pour accéder à des informations privilégiées. Ah bon ? mais ça n'existe pas les femmes politiques ? Elles n'ont pas de vie sexuelle, elles ? Non parce qu'elles aussi elles sont au pouvoir, elles aussi elles font des campagnes électorales, les mêmes causes n'auraient-elles donc pas les mêmes effets selon le sexe du sexus politicus...?
Au final, un livre rafraîchissant ou effrayant, c'est selon, mais qui manque d'analyse. A part ça, la France, c'est vrai, est radicalement différente des Etats-Unis sur ce point, mais qu'en est-il des autres pays européens....?
Encore un thème qui aurait pu être traité dans ce bouquin.
En attendant que je finisse Millénium 3, et oui, bizarrement j'ai plus de mal à avancer que pendant que je révisais, voici le commentaire de Millénium 2: La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette.
On retrouve les deux protagonistes, Mikael et Lisbeth, du premier tome mais l'histoire n'a pas de réel lien avec la première.. Et puisque le lecteur du II n'a pas forcèment lu le I, l'auteur rappelle parfois les événements passés de la vie des personnages (les événements du tome I en fait), ce qui est pénible quand ....on connaît déjà l'histoire.
Dans ce tome, on en apprend un peu plus sur le caractère et le vécu des personnages et surtout sur Lisbeth, en fait, si Mikael était le héros du tome I, Lisbeth est l'héroïne, en tout cas, le coeur de l'intrigue du tome 2.
L'intrigue est encore une fois un peu complexe à mon sens: meurtre de journalistes, prostitution, politique, services secrets et histoire de famille....Ca fait beaucoup.
L'intérêt de ce tome est vraiment de mieux connaître Lisbeth, Mikaël restant égal à lui-même, le journaliste intègre qui a raison contre tous et qui est fan de son ibook.
Contrairement au premier tome, le second n'a pas de fin et se termine en pleine nuit d'horreur dont le dénouement se trouve dans le tome 3...
Vous avez compris ce qu'il me reste à faire.
Un nouveau Lucia Etxebarria lu au cours de l'été: Amor, Curiosidad, prozac y dudas, chez Debols!illo en version espagnole.
Il s'agit d'histoire de femmes, encore et toujours, d'ailleurs, tous les hommes devraient lire Lucia Etxebarria, il apprendrait des tas de choses...
Trois soeurs âgées d'une trentaine d'années, Cristina, Rosa y Ana racontent leurs vies quotidiennes, leurs questionnements, leurs doutes, leur histoire familiale.
Histoire familiale qui est la même mais qui est vue sous trois angles différents, puisque chapitre après chapitre Lucia Etxebarria fait parler l'une puis l'autre des trois soeurs.
Les thèmes habituellement traités par Etxebarria sont évidemment présents ici: le départ du père, les relations très différentes des trois soeurs avec les hommes, leur rapport au travail, à la vie, à l'amour et leur place dans la famille.
Chaque personnage est un peu caricatural, Cristina est l'executive woman, qui a réussi mais à quel prix..., Rosa, la desperate housewife qui malgré son intérieur parfait, son mari aimant et son fils n'a plus le goût de vivre, et Ana la petite dernière, libérée, qui travaille dans un bar, se drogue et a une vie sexuelle débridée.
L'intérêt de se livre c'est qu'Etxebarria parvient très bien à nous plonger dans les pensées, les jugements de l'une puis de l'autre sur la vie de la famille, de ces soeurs, pour finalement montrer que les trois soeurs si différentes sont en fait beaucoup plus proches qu'elles ne le pensent. Et puis elle réussit aussi à décrire comment ce que l'une envie à l'autre et exactement ce que l'autre déteste chez elle ou dans sa situation. Et ça, c'est tellement humain et tellement vrai que ça nous renvoie à notre propre vie et à nos propres envies.
Evidemment comme toujours avec Etxebarria, les hommes n'ont pas le beau rôle et la vie n'est vraiment pas très jolie mais c'est la vie...et le livre est réussi, alors oui, je suis fan.
Deux extraits que j'ai particulièrement appréciés:
" La vida deberia ser como un calendario. Cada dia se deberia poder arrancar una pagina para iniciar otra en blanco. Pero la vida es como la capa geologica. Todo se acumula, todo influye. Todo contribuye. Y el aguacero de hoy puede suponer el terremoto de mañana."
" La ignorancia es una traidora que se ha aliado con la imaginacion."
Puisque tout le monde en parlait, il fallait bien que je la lise cette trilogie Millénium,
Pour ceux qui n'en auraient pas entendu parler, il s'agit de romans policiers écrits par un journaliste suédois également rédacteur en chef de revue devenu écrivain. Stieg Larson, c'est son nom, est décédé juste après avoir remis à son éditeur les trois tomes de la trilogie.
Le premier Millénium s'intitule les hommes qui n'aimaient pas les femmes, un journaliste, bien sous tous rapports, enfin le genre de journaliste éthique qui s'indigne des choses dont il faut s'indigner, qui a une sexualité disons libre mais pas trop quand même, bref, le faux mec parfait énervant, mais ça n'est que mon point de vue.
Mikaël Blomkvist, le journaliste, est dans une position difficile suite à des révélations faites sur un homme d'affaires, qu'il ne peut pas étayer, il est donc condamner pour diffamation et décide de partir se mettre au vert et de quitter la revue pour laquelle il travaille: Millénium.
Mikaël est alors contacté par un riche industriel qui souhaite utiliser ses talents d'enquêteur pour résoudre une douloureuse affaire survenue dans sa famille...allez, je vous le dis, la douloureuse affaire est la disparition de sa nièce il y a une trentaine d'années.
Dans sa quête pour la vérité (ouh ouh je suis prête pour écrire des romans à 2 balles je pense), Mikaël est mis en contact avec Lisbeth qui rencontre quelques difficultés personnelles,
Voilà l'histoire résumée. Le livre est pas mal dans le sens où on a vraiment envie de connaître la fin de l'histoire et où les rebondissements sont nombreux et inattendus.
Pour le reste, certaines scènes sont difficilement supportables, pour moi en tous cas, et je trouve le dénouement un peu tiré par les cheveux mais c'est un roman...qui n'a donc pas à être vraisemblable.
Je trouve aussi que la psychologie des personnages est finalement assez peu creusée, peut-être parce que l'auteur est un homme, oui je sais, mon opinion est sexiste, et peut-être aussi parce que l'auteur a choisi de nous révéler les personnages crescendo au cours des trois tomes mais ça vous le saurait en lisant les billets sur les deux prochains Millénium,
Par contre, et ça c'est réellement exaspérant, soit l'auteur a été sponsorisé par Apple, soit il souhaitait se faire offrir des mac gratuits mais en tous cas, la référence à la marque est omniprésente, tout comme certaines caractèristiques de ses produits....
En conclusion un bon roman policier, moins vieille Angleterre qu'un Agatha Christie, moins fille qu'un Mary Higgins Clark, mais je me mentirai si je ne disais pas que j'étais un peu déçue par rapport à ce que j'avais entendu dire du livre.
Et non, jsaispasquoilire n'est pas mort, le temps me manquait simplement pour pouvoir écrire des billets,
Et maintenant, j'en ai quelques uns à rattraper, commençons par le premier....
Pendant que tout le monde était en vacances, et que j'étais moi enfermée dans une tour de bureaux, le besoin d'évasion s'est fait sentir, c'est donc avec plaisir que je me suis plongée dans Méditerranée, un an de route et d'échanges, de Julie Sibony, ou le carnet de routes de deux trentenaires qui pendant un an ont suivi les côtes méditerranéennes....Mon voyage rêvé.
L'itinéraire: Gibraltar, Fès, Tanger, Séville, Valence, Barcelone (ces trois là, je les connais déjà ;-), Rome, Naples, Palerme (celles là aussi ou presque), Tunis, Tripoli, Benghazi, Alexandrie, Le Caire, Tel-Aviv, Amman, Beyrouth, Damas, Alep, Antalya, Istanbul, Thessalonique, Athènes, Tirana, Dubrovnik, Sarajevo (toutes celles là je les connaîtrai un jour peut-être...), Venise, Gênes, Alger, Oran, Marseille...
Plus qu'un carnet de routes, il s'agit plus d'impressions sur les personnes rencontrées, l'histoire des différentes villes, des différents pays, ce qui fait l'unité ou non des pays de la région, avec aussi plein de photos et d'objets troqués avec les personnes rencontrées pour symboliser la Méditerranée...Bref une belle invitation au voyage,
Un jour, moi aussi, je le ferai mon tour de la Méditerranée